Supertramp / Crime of the Century

30 août 2020

Supertramp s’est fait remarquer sur son troisième album, Crime of the Century, en 1974, avec un line-up génial mais surtout avec un son très particulier.

Le groupe trahit toujours une forte influence de Pink Floyd, en particulier dans ses vastes arrangements art rock agrémentés de saxophones, mais Supertramp n’est pas aussi effrayant que Floyd : ce sont des élitistes collégiaux grincheux, une variation art rock de Steely Dan ou peut-être un 10cc moins difficile, rempli de blagues et d’allusions percutantes, que l’on entend mieux sur « Bloody Well Right ». Cette tendance se développera plus tard sur « Breakfast in America », mais elle est suffisamment présente pour leur donner leur propre caractère.

On retrouve également une légère tendance sentimentale et un penchant prononcé pour la pop, que l’on a pu entendre sur « Dreamer », une œuvre d’art pop qui est devenue leur premier grand succès. Le reste de Crime of the Century est atmosphérique comme Dark Side of the Moon, mais avec une touche plus légère et un penchant pour les Beatles. Parfois, l’album flotte dans son propre monde, avec un effet plus fastidieux qu’hypnotique, mais c’est quand même un énorme bond en avant pour le groupe et leur album le plus cohérent en dehors de ce chef-d’œuvre de 1979, Breakfast in America.

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