Curtis pour l’éternité

4 janvier 2020

Il y a 20 ans disparaissait Curtis Mayfield, idole d’Hendrix et de Prince et grand maître de la soul des seventies…

Il y a deux décennies s’éteignait l’une des plus belles voix que la soul music ait engendrée. Ce 26 décembre 1999, après avoir passé dix ans paralysé à la suite de la chute d’une rampe de spots lors d’un concert à Brooklyn, le 14 août 1990, Curtis Mayfield s’éteignait pour de bon…

Guitariste adulé par Jimi Hendrix, chanteur au falsetto dément vénéré par Prince, auteur engagé dans l’Amérique de la lutte pour les Droits Civiques et songwriter de haute volée, il signait des grandes symphonies groovy lançant de solides ponts entre funk, jazz, blues, tradition gospel et soul en cinémascope.

Après s’être fait un nom au sein des Impressions durant les sixties, il se lance en solo en 1970. Trempant sa plume dans le social, il offrit avec son album Curtis son What’s Going On à lui, dans une succession de mini-tragédies gorgées de soul. Une guitare wah-wah par ici, une rivière de violons par là, une rafale de percussions un peu plus loin, la richesse de son art fut un véritable électrochoc pour la musique afro-américaine des sixties et des seventies.

En février dernier, le coffret Keep On Keeping On réunissait, en version remasterisée Hi-Res 24Bit, ses quatre indispensables premiers albums studio : Curtis (1970), Roots (1971), Back to the World (1973) et Sweet Exorcist (1974).

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