Ray LaMontagne / Monovision

29 juin 2020

La Monovision retrouve Ray LaMontagne qui rentre chez lui après un long séjour dans la nature sauvage et spacieuse.

Avec ses flirts Pink Floyd fermement hors de son système, il fait revivre l’ambiance classique de troubadour érodé au cœur de sa musique. Travaillant en grande partie seul – d’où le titre Monovision, qui fait référence à sa perspective singulière et ne laisse pas présager un retour à la mono – il réalise un disque chaleureux et rustique qui joue sur les souvenirs de Van Morrison et de Cat Stevens tout en dérivant parfois vers les moments plus doux de Led Zeppelin.

L’ouverture « Roll Me Mama, Roll Me » évoque certainement l’esprit divaguant du Zeppelin acoustique, mais « Misty Morning Rain » est une tranche de mysticisme tout droit sortie de Morrison, et « Rocky Mountain Healin' » aurait pu facilement glisser sur la deuxième face de Harvest de Neil Young. Ces références sont là comme des pierres de touche culturelles autant que des influences spécifiques, aidant à guider l’auditeur à travers un album aussi réconfortant qu’un câlin d’un vieil ami. Le charme de Monovision réside en grande partie dans son côté douillet.

LaMontagne taille ses chansons à leur essence, mais les habille ensuite de doux timbres et de douces harmonies, brouillant ainsi les lignes entre les chansons. Ce n’est pas une mauvaise chose. Les morceaux individuels ont leur place, mais Monovision est un disque où le tout signifie plus que les numéros individuels, car LaMontagne crée une ambiance très particulière, rassurante, voire apaisante, et parvient à la maintenir jusqu’à la fin.

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